Embrouilles après un long voyage
Suite et fin de la trilogie "Un long voyage". Étant certain que je n'aurais que peu d'occasions de me plaindre pendant les 7 prochaines semaines, je profite !
Nous en étions donc restés hier à mon arrivée à l'aéroport ! Après être sorti de l'avion, je passais la douane, changeais mes Zoros et me rendais vers la sortie, là où tous les chinois attendaient les passagers en tenant des pancartes sur lesquelles étaient inscrits des noms occidentaux, avec quelques petites confusions de temps en temps !
Je cherche donc tranquillement mon hôtesse des yeux. Je ne la vois pas. Je fais donc demi-tour et reparcours l'allée des écriteaux. Toujours rien. Une troisième fois, rien. Bon… Après 20 minutes d’attente, la personne tant attendue arrive ! Hello ! Après les présentations, Annie-Matthieu, Matthieu-Annie, nous partons chercher Julien (de l’École de Management de Normandie également, et dont une interview vous sera proposée plus tard) qui arrive à un autre terminal quelques minutes plus tard. L’aéroport étant tellement gigantesque, nous avons pris une navette pendant 15 minutes pour changer de terminal.
Après avoir retrouvé Julien, nous prîmes le taxi en direction de notre logement. Une chaleur étouffante pesait dans l’air. Climat chaud et humide… dur à supporter. Heureusement, le taxi est climatisé, comme quasiment tout le reste. Beijing a des allures de grande mégapole américaine, ou du moins de l’idée que je m’en fais. D’immenses avenues sans fin, des buildings à perte de vue, un trafic monstre. À pékin, le permis français n’est pas « permis ». Le permis international non-plus. Il suffit de prêter attention vingt secondes à la façon de conduire des gens pour comprendre pourquoi. Qui plus est, les piétons cèdent la priorité aux voitures ; à moins que ce ne soient elles qui la prennent…

Parenthèse fermée, revenons à notre logement. Avant d’aller le visiter, au 21ème étage d’une résidence, nous allons voir un français passé lui aussi par Success World Company, arrivé la semaine dernière, pour faire connaissance et avoir un peu de repères. Puis nous allons visiter notre appartement. Cependant, celui-ci est déjà occupé par un couple de chinois. Nous souhaitons savoir pourquoi, mais n’obtenons pas de réponse, si ce n’est « Désolé mais pour le moment ce n’est pas possible, vous allez devoir dormir à l’hôtel pendant un temps indéterminé… mais nous allons faire le plus vite possible ! ».
Pour l’histoire, nous avons chacun plus de 25 kilos de bagages à transporter, cela fait plusieurs heures que nous avons quitté l’aéroport et il fait une chaleur insupportable. Enfin arrivés à l’hôtel, Julien et moi nous posons sur les canapés, allumant la clim’ et prenant tour à tour notre douche, avant de passer une bonne nuit de sommeil bien méritée.
Le surlendemain, Annie nous emmène Julien, Raphaël (autre français de SWC) et moi dans l’entreprise qui doit nous accueillir pour le stage. Surprise, ce n’est pas celle prévue dans le contrat. Deuxième surprise pour le même prix, cette nouvelle entreprise ne prendra que deux stagiaires. Le choix se fait par un entretien individuel improvisé en anglais. À l’issue de celui-ci, Julien est celui qui se retrouve sans stage, alors qu’il a tout comme Raphaël et moi souscrit à un contrat SWC lui garantissant le stage.
Nous retournons à l’hôtel dépités, où nous resterons jusqu’à dimanche matin, l’appartement n’ayant pas pu se libérer avant.
SWC, vous ne viendrez plus chez nous par hasard.