Beihai
En feuilletant notre guide touristique, Marie et moi décidâmes d’aller visiter le parc de Beihai, situé au Nord-Ouest de la Cité Interdite.
Après s’être arrêtés à la station de Métro de la place Tien An’ Men, nous marchâmes en direction du Nord-Ouest. Après trente bonnes minutes de marche à nous demander, ainsi qu’à des policiers, si la route que nous suivions était bien la bonne, nous arrivâmes enfin à ce qui ressemblait un endroit touristique ! Perdu, c’était la bibliothèque d’archives d’anciens livres chinois. Elle était étonnamment située, perdue au milieu de pas grand chose. Si nous pensions ne jamais trouver l’entrée du Parc Beihai, celle-ci se trouvait en fait vingt mètres plus loin.
Une fois le billet d’entrée acheté (je rappelle que quasiment tous les jardins et assimilés sont payants), nous longeâmes le lac Beihai ; qui, vous l’aurez compris, a donné son nom au parc ; par la rive Ouest, admirant celui-ci, ses berges, ses bords fleuris et le palais situé sur l’autre rive. Nous nous arrêtâmes pour pique-niquer au bord de l’eau et savourâmes comme il se doit notre paisible repas, en n'oubliant pas de photographier un parterre de fleurs, puis deux, puis trois.
Une fois requinqués, nous nous remîmes en route. Une stèle bien singulière attira notre attention. En elle-même, elle n’a rien d’exceptionnelle, mais il se trouve que sur chacune de ses faces est écrit le même poème, traduit en quatre langues différentes. Ce poème fut écrit par un empereur en cadeau d’anniversaire pour sa mère, et traduit dans les quatre langues les plus parlées de l’époque (Manchu, Mongole, Mandarin et… ?).
Un peu plus loin, un temple fermé au public, et juste à côté, sur les bords de l’eau, de petits kiosques où dansaient des chinois de tous âges. Nous fîmes une halte pour les regarder quand une personne d’un âge plutôt avancé s’approcha de Marie en insistant pour qu’elle se joigne à eux. Après quelques pas de danse improvisés, nous continuâmes notre tour du lac.

Un mur hors du commun est érigé plus en avant du parc : le mur des neuf dragons. Si l’on distingue sur les photos neuf gros dragons s’amusant avec des perles (comme la plupart des représentations de dragons), le mur compte en réalité plus de 600 dragons incrustés ! Les créateurs en ont incrusté plein de petits un peu partout où ils pouvaient, comme vous pouvez le voir sur cette photo... qui plus est, il y en a des deux côtés du mur !
En continuant le tour, après ce joli pont, nous tombâmes sur un énorme « champs » de lotus !!! Des lotus à perte de vue ! C’est très impressionnant ! En continuant, nous avons photographié quelques volailles, une belle fleur floue pour Hélène et une vue de Beijing sous les nuages prise de la colline située à l’opposé de l’entrée par laquelle nous étions passés.
La nuit tombant, nous rentrâmes après avoir photographié un jeune homme qui a tout l’âme d’un futur empereur !