Italia, dolce Italia...(1)
En classe de cinquième, l'éducation nationale impose de demander aux élèves le choix d'une seconde langue. Étant allé aux îles canaries plus petit, je voulais apprendre l'espagnol (surtout que les parents vous poussent: c'est une langue très utile puisqu'elle est parlée dans beaucoup d'endroits du monde)!
Cependant voilà, mon collège de l'époque (Villey - Desmeseret à Caen) ne proposait qu'italien ou allemand! Mon aversion pour la langue germaniste eut tôt raison de moi et je me retrouvais à choisir l'italien, avec l'option "langue européene", qui comprend cinq heures d'enseignement de la langue par semaine contre trois seulement en section normale, histoire de bien faire les choses...

Si bien qu'à la rentrée des classes de quatrième, je me retrouvais avec Mme Guillaume en professeur principale. Mme Guillaume, bien que n'ayant pas d'origines italiennes, EST la Mamma italienne. Cette éloquence que l'on ne retrouve que chez les italiens, cette corpulence caractéristique de la Mamma qui attend son mari avec son rouleau à pâtisserie et qui embrasse son bambin tous les jours lorsqu'il revient manger ses gnocchi au pesto qu'elle lui a préparé avec amour... c'était en elle, et cette façon d'être, de vivre l'Italie, elle nous l'a communiquée, à nous, gentils élèves attentifs de quatrième. Cette même année, nous partions avec elle à Bologne, la ville rose, deux semaines chez un correspondant, pour visiter la région et avoir un contact avec la culture de notre nouvelle langue.
L'année suivante, nous repartions non plus pour l'Emilia-Romagna, mais pour il Veneto (la Vénétie), toujours chez des correspondants. En deux ans, j'ai alors pu constater la richesse qu'apportait les échanges scolaires à l'étranger, et également à quel point l'Italie me passionait.
Une chose incroyable aussi que mon manque de compréhension en anglais ne me laissait pas penser que je puisse parler aisément un italien convenable. Cependant, Mme Guillaume, à travers sa contribution qui consistait à ce que je fasse le lien entre ce qui était déjà une passion (héréditaire), à savoir le théâtre, et cette langue on ne peut plus chantante, a réussi à rendre l'italien dans mon esprit comme quelque chose de naturel.
Et c'est ainsi que j'ai décidé de poursuivre mon cursus scolaire en concervant la section Italien langue européenne.
Ainsi arrivais-je en seconde européenne accompagné de treize autres élèves de la section européenne de mon collège et de nouveaux arrivants n'ayant pas suivi au préalable la section européenne. Je fît connaissance avec les deux professeurs qui nous mèneraient à l'obtention de lamention européenne sur notre diplôme du baccalauréat trois ans plus tard: Mme Levasseur, professeur d'italien et d'italien européen (aspect culturel de l'Italie), et M. LE LU, professeur de DNL (Discipline Non Linguistique, qui l'est pourtant totalement puisque les cours qu'il enseigne sont en fait des cours d'histoire italienne en italien... la nuance dans l'énoncé de la matière vient du fait que ce monsieur n'est pas professeur d'italien et a apprit la langue par ses propres moyens... et ceux de l'éducation nationale...).
Je reparti en Italie faire un troisième échange scolaire lors de mon année de première, cette fois en Liguria, tout près de Gênes. Cet échange restera dans mon esprit comme le meilleur de tous. Parti en compagnie de gens avec qui de forts liens s'étaient créés lors des quatre précédentes années, à un âge où l'on commence à apprécier fortement l'autonomie, où la joie de vivre domine sur tout autre sentiment lorsque l'on est entouré d'amis, je me suis épanouï à travers la langue et les relations avec les habitants et ai trouvé durant ces deux semaines de quoi développer une envie insatiable d'avoir un lien continu avec ce merveilleux pays.
(...à suivre)
Cependant voilà, mon collège de l'époque (Villey - Desmeseret à Caen) ne proposait qu'italien ou allemand! Mon aversion pour la langue germaniste eut tôt raison de moi et je me retrouvais à choisir l'italien, avec l'option "langue européene", qui comprend cinq heures d'enseignement de la langue par semaine contre trois seulement en section normale, histoire de bien faire les choses...

Si bien qu'à la rentrée des classes de quatrième, je me retrouvais avec Mme Guillaume en professeur principale. Mme Guillaume, bien que n'ayant pas d'origines italiennes, EST la Mamma italienne. Cette éloquence que l'on ne retrouve que chez les italiens, cette corpulence caractéristique de la Mamma qui attend son mari avec son rouleau à pâtisserie et qui embrasse son bambin tous les jours lorsqu'il revient manger ses gnocchi au pesto qu'elle lui a préparé avec amour... c'était en elle, et cette façon d'être, de vivre l'Italie, elle nous l'a communiquée, à nous, gentils élèves attentifs de quatrième. Cette même année, nous partions avec elle à Bologne, la ville rose, deux semaines chez un correspondant, pour visiter la région et avoir un contact avec la culture de notre nouvelle langue.
L'année suivante, nous repartions non plus pour l'Emilia-Romagna, mais pour il Veneto (la Vénétie), toujours chez des correspondants. En deux ans, j'ai alors pu constater la richesse qu'apportait les échanges scolaires à l'étranger, et également à quel point l'Italie me passionait.
Une chose incroyable aussi que mon manque de compréhension en anglais ne me laissait pas penser que je puisse parler aisément un italien convenable. Cependant, Mme Guillaume, à travers sa contribution qui consistait à ce que je fasse le lien entre ce qui était déjà une passion (héréditaire), à savoir le théâtre, et cette langue on ne peut plus chantante, a réussi à rendre l'italien dans mon esprit comme quelque chose de naturel.
Et c'est ainsi que j'ai décidé de poursuivre mon cursus scolaire en concervant la section Italien langue européenne.
Ainsi arrivais-je en seconde européenne accompagné de treize autres élèves de la section européenne de mon collège et de nouveaux arrivants n'ayant pas suivi au préalable la section européenne. Je fît connaissance avec les deux professeurs qui nous mèneraient à l'obtention de lamention européenne sur notre diplôme du baccalauréat trois ans plus tard: Mme Levasseur, professeur d'italien et d'italien européen (aspect culturel de l'Italie), et M. LE LU, professeur de DNL (Discipline Non Linguistique, qui l'est pourtant totalement puisque les cours qu'il enseigne sont en fait des cours d'histoire italienne en italien... la nuance dans l'énoncé de la matière vient du fait que ce monsieur n'est pas professeur d'italien et a apprit la langue par ses propres moyens... et ceux de l'éducation nationale...).
Je reparti en Italie faire un troisième échange scolaire lors de mon année de première, cette fois en Liguria, tout près de Gênes. Cet échange restera dans mon esprit comme le meilleur de tous. Parti en compagnie de gens avec qui de forts liens s'étaient créés lors des quatre précédentes années, à un âge où l'on commence à apprécier fortement l'autonomie, où la joie de vivre domine sur tout autre sentiment lorsque l'on est entouré d'amis, je me suis épanouï à travers la langue et les relations avec les habitants et ai trouvé durant ces deux semaines de quoi développer une envie insatiable d'avoir un lien continu avec ce merveilleux pays.
(...à suivre)
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