L'apendicite...

Publié le par Matteo

     En quelque sorte un "délire nocturne"...

     Suite à l'idée que m'a soumis Olivier avant-hier alors que je réclamais quelques idées d'articles, voici que je vais maintenant vous soumettre un rêve étrange que j'ai fait la nuit dernière...

    
Samedi 30 juin 2007. Il est 9h00. Je me réveille. Une douleur aiguë m'empoigne au niveau du ventre.

     *Non! C'est pas vrai! Ca recommence!*
     ...
     *S'il te plaît douleur... va-t-en... pas aujourd'hui... laisse-moi seulement ma santé encore deux petits jours...*

     _"Matteo?/Matthieu?
     _...si.../...oui...
     _Stai bene?/Tu vas bien?
     _...no.../...non...
     _Cosa succede?/Qu'est-ce qui se passe?
     _...aahh... la stessa cosa dell'altra sera... questo male alla pancia... AAHH!!!/
...aahh... la même chose que l'autre soir... ce mal de ventre... AAHH!!!
     _Hai bisogno di aiuto?/Tu as besoin d'aide?
     _...no, grazie... passerà da solo... come di solito... devo stare al letto ancora un pò.../
...non, merci... sa passera tout seul... comme d'habitude... je dois rester au lit encore un peu...
     _Ok... vuoi che ti porto io alla stazione?/Ok... tu veux que ce soit moi qui t'emmène à la gare?
     _...se non ti disturba... mi piacerebbe, si.../...si cela ne te dérange pas... j'aimerais, oui...
     _Non preoccuparti... verrò a svegliarti in un'oretta./
Ne t'en fais pas... je viendrai te réveiller dans une petite heure.
     _...grazie Giovanni.../...merci Giovanni..."

    
Une heure plus tard, la douleur n'était toujours pas passée... mais elle s'était accrue au contraire...

     "_Matteo... adesso ti devi svegliare, il pullman non aspetterà.../
Matthieu... maintenant tu dois te lever, le bus n'attendra pas...
     _Si ma... aaaahhh... io... va bene... sto arrivando... il dolore non è ancora passato... mi fa veramente male.../
Oui mais... aaaahhh... je... d'accord... j'arrive... la douleur n'est pas encore passée... ça me fait vraiment mal...
     _Coraggio, potrai riposarti nell'autobus./Courage, tu pourras te reposer dans le bus."

     *Encore faut-il que j'y arrive...*

indigestion.gif
    
 Dans un effort qui me coûte plusieures larmes de douleur, sentant un poignard transpercer mes abdominaux sur le coté droit de mon bidon et en faire de la charpie, je réussi à m'asseoir sur le bord du lit, le torse touchant mes genoux pour atténuer la douleur au maximum. Je sais pertinament que tout redressement me ferait atrocement souffrir. Je me lève, mets mon drap, dernière chose encore dans la pièce, dans ma valise, m'habille avec beaucoup de peine et descends avec ma valise à roulette (quelle bonne idée de l'avoir acheté avant de partir...), toujours plié en deux. Je m'assoie le plus vite possible sur une chaise.

     _"Scuzami Giovanni, non potresti portare la mia valigia dentro la tua macchina? ...Io non mi sento di farlo.../Excuse-moi Giovanni, tu ne pourrais pas porter ma valise dans ta voiture? ...je ne me vois pas le faire...
     _Certo... dai, mangi qualcosa e poi andiamo./Bien sûr... allez, mange quelque chose et après on y va.
     _Ok... grazie./Ok... merci."

     J'avale un grand verre de jus d'orange, une tranche de brioche tartinée de Nutella et interpelle Giovanni pour lui dire que je suis prêt. Départ pour la gare. Maintenant même la position assise dans la voiture me fait mal. Arrivés à la gare, Giovanni mit la valise dans la soute à bagage du bus, échanga une poignée de main avec moi et retourna chez lui, me laissant prendre place, toujours tordu de douleur... je m'installe difficilement sur deux sièges et m'y allonge en position foetus, cherchant à tout prix à faire disparaître ce qui allait rendre le voyage de retour encore plus terrible que l'aller si jamais cela ne cessait.

     Je fini par m'endormir...

     Passage à la douane, réveil. Le bus est arrêté, les agents douaniers montent dans le bus. Ils me voient tordu et suintant sous l'emprise de cette déchirure ventrale.

     _"Devi scendere con noi. Chiamiamo un'ambulenza./Tu dois descendre avec nous. On appelle une ambulance.
     _NO! NON POSSO!!! DEVO TORNARE PRESSO LA MIA RAGAZZA!!! NON POTETE FARMI SCENDERE CON VOI!!!/NON! JE NE PEUX PAS!!! JE DOIS RETOURNER AUPRÈS DE MA COPINE!!! VOUS NE POUVEZ PAS ME FAIRE DESCENDRE AVEC VOUS!!!
     _Stai tranquillo, meglio questo che la morte./Reste tranquille, mieux vaut ça que la mort.
     _Ma che morte?/La mort?"

     En guise de réponse, les douaniers m'installent sur un brancard tandis que je me débats, autant que mon supplice me le permet. Affligé d'un trop grand mal, je m'arrête cependant rapidement pour ne pas accentuer mon calvaire. Je me contente de pleurer, à cause de cette souffrance physique mais également d'ordre psychologique qui vient de m'être faite. La date de retour en France est repoussée... le bus s'éloigne.

     L'ambulance me porte dans un hôpital, les brancardiers dans une salle d'opération.

     "_La situazione è critica, dobbiamo aprire adesso./La situation est critique, nous devons ouvrir tout de suite."

     Une seringue s'enfonce dans mon épaule et je me sens partir doucement au pays des rêves, pleurant d'impuissance devant le fait de ne pas avoir pu prévenir Marie et les autres que je ne rentrerai pas tout de suite...

     Tandis que je m'endormais, je me réveillais... ne sachant pas trop si mon mal avait été réel dans la nuit puisqu'une petite douleur me pressait le ventre... mais peut-être dormais-je encore après tout! Je me souviens d'avoir fait ce rêve en italien. Ca doit être la troisième fois que cela m'arrive, et c'est assez plaisant... même si dans ce cas c'était plutôt paniquant! Cela reflète mon anxiété maintenant de ne pouvoir retourner en France... je me plaît ici, mais beaucoup de gens me manquent, alors je ne serai pas si triste que ça de rentrer...

    
PS: Celui où celle qui trouve en premier ce qui a changé depuis hier soir sur le blog aura le droit à une confiserie marron, de forme allongée, sur laquelle se cassent aussi bien les dents des enfants que celles des adultes et qui en plus racconte des histoires drôles.

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Publié dans Fourre-tout

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S
sacré rêve dit moi! hihips : j'ai jamais vu des articles aussi long! Le moins qu'on puisse dire c'est que t'es motivé toi lol
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M
Va sur Ougl. ^_^Motivé oui, jusqu'à quand (Caen?), là est la question...
O
Ah... moi j'dis c'est lié à une peur venant de ton enfance, peur de perdre quelque chose, d'être détruit de l'intérieur. Ou alors tu incarnes ma propre peur comme pour t'en détourner toi-même: ventre==> douleur inconnue et incompréhensible==> doutes et peur.Bon... je vais regarder dans mon dico d'intermprétation...^^
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M
Moi je vais manger bientôt parce que tous ces discours ventrayx me donnent faim!
K
sont marrants les liens, faudrait que j'y prete un peu plus attention...non je rigole ne t'inquiete pas j'ai bien suivi tes ordres de blogueur...bref heu, etrange ce reve (pléonasme ?), c'est vrai qu'au moins celui la est assez comprehensible, c'est justement sur les rêves que l'on comprend qu'on a le plus de bonheur (ou de malheur) a y repenser, encore une fois la syntaxe de cette phrase doit etre tres artisanale mais peu m'importesinon ce qui a changé ca doit etre le rajout la ptite carte avec les visiteurs de tout pays ? non ? tant pis, t'facon le caramel synthetique c'est pas mon truc
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M
En effet, tu as perdu ^_^. Arrête de douter de ton écriture un peu, tu écriras mieux ^_^.Le plus étrange est qu'en me réveillant je ne savais pas si j'avais eu ce mal réellement ou non...