Mardi 3 avril 2012
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Après avoir choisi pour la première fois un sleeper, nous constatâmes que nous eussions mieux fait de
réserver un bon siège bien droit. Les routes sinueuses des montagnes sont telles des russes (enfin, des montagnes russes... mais indiennes, les montagnes) sans fin... et le bus tel le wagon dans
lequel on ne veut surtout pas prendre place après avoir mangé un double hot-dog
saucisse-mayo-ketchup-moutarde, une triple grande frite, trois donuts, des chichis et 50 centilitres de soda. Extrême ? Si peu...
Une fois n'avoir que trop peu dormi (Sylvain encore moins, obligé de veiller pendant mon sommeil à ce
que je ne le pousse pas hors de la couchette de moins d'un mètre de large et sur laquelle il s'était allongé entre l'allée principale et moi), bringuebalés dans tous les sens que les virages
pouvaient former, projetés par les nids de poules et autres curiosité du chemin (la route ?) emprunté, nous
arrivons au cœur d'une flore nettement plus tropicale accompagnée de son inséparable climat
chaud et humide.
Au bout, Arambol, ses palmiers, sa plage, ses échoppes, ses guest houses et... ses touristes. Quasiment que des européens ou sud-américains... après la quantité
astronomique de Russes. Le touriste du coin n'est cependant pas du genre de ceux que j'avais pu croiser à Florence ici... des personnes entre 20 et 35 ans en général, venus avec peu de moyens, cherchant à profiter de la
plage, du soleil et des nombreuses fêtes et soirées en musique ! En gros, de bons touristes.
Ne trouvant pas la Guest House recommandée par un ami de Sylvain, Giuseppe, Espagnol, nous aborde pour
nous recommander l'Ave Maria où l'on peut avoir un lit sur un toit pour 50 Roupies (à peine 0€80) par nuit (contre 700 Roupies pour la Guest House que nous
recherchions). L'Avé Maria, c'est 20 personnes
dormant à la belle étoile, de la très bonne cuisine variée, indienne, européenne et très économique. Pas de douche chaude, mais vu la température ambiante, c'est bien
loin d'être dramatique et l'on se retrouve au contraire bien contents de pouvoir trouver une telle source de fraîcheur ! Plus gênant, les toilettes à la turque. Ce sont décidément les plus
répandues en Inde, mais quand bien même : une fois habitué au confort des WC occidentales, c'est compliqué de s'en priver.
L'endroit adopté, nous prenons un bon repas, faisons connaissance avec les étrangers partageant le
même toit (Péruviens, Boliviens, Espagnols, Hollandais, Suédois, Finlandais, Indiens...), puis nous allons à la plage avec Johanna (Suédoise) et Danny (Hollandais). La plage où le
soleil, le sable, la mer... tout est chaud ! C'est un paysage exotique où la mer rejoint des collines verdoyantes de végétation luxuriante... et c'est beau, c'est tout !
Mais le meilleur reste encore le coucher de soleil sur la mer et sur les rochers, suivi tous les jours d'un rassemblement de musiciens et de
percussionnistes jouant tous ensemble pour faire danser la foule de gens ne demandant qu'à rentrer en communion avec un seul et même rythme.
Arambol... Goa... ce n'est peut-être qu'une impression... mais il semblerait que nos quatre prochains
jours se révèlent plutôt agréables !
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